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À l’occasion du 8 mars, journée internationale des droits des femmes, coup de projecteur sur quatre figures qui ont marqué l’histoire. Politique, éducation, art ou militantisme : chacune à sa manière a contribué à faire avancer l’égalité.
4 femmes, 4 combats. L’une a changé la loi. L’autre défend l’éducation. La 3ème a transformé l’art en manifeste. Et la dernière a relié les luttes entre elles. Parce qu’on ne peut pas défendre les droits des femmes sans parler aussi de racisme, de pauvreté et de justice sociale... on revient aujourd'hui sur 4 héroïnes qui ont fait bougé les lignes.
Première figure incontournable : Simone Veil.
Nous sommes le 26 novembre 1974 à l’Assemblée nationale française. La ministre de la Santé prend la parole pour défendre un texte explosif : la légalisation de l’avortement. Dans l’hémicycle, la situation est impressionnante : seulement neuf femmes pour 481 hommes. Le débat est extrêmement violent. Simone Veil est interrompue, insultée, attaquée personnellement. Mais elle tient bon. Sa phrase restera célèbre : « Aucune femme ne recourt de gaieté de cœur à l’avortement ». Après plus de vingt-quatre heures de débat, la loi est adoptée. La loi Veil marque un tournant majeur : elle permet aux femmes de disposer de leur corps et transforme une réalité clandestine et dangereuse en un droit reconnu.
Autre combat, autre génération : celui de Malala Yousafzai.
En 2014, elle reçoit le prix Nobel de la paix à seulement 17 ans. Son histoire commence au Pakistan. En 2009, les talibans interdisent aux filles d’aller à l’école. Malala n’a alors que 12 ans. Malgré les menaces, elle continue d’étudier et raconte son quotidien dans un blog. En 2012, elle est attaquée et grièvement blessée par balle. Elle survit, est soignée au Royaume-Uni et décide de poursuivre son combat. Sa voix devient mondiale. Elle crée une fondation pour soutenir l’éducation des filles. Son message est clair : l’éducation est l’une des clés de l’émancipation. Aujourd’hui encore, environ 10 % des filles dans le monde n’ont pas accès à l’école.
Direction ensuite le Mexique avec Frida Kahlo.
À 18 ans, elle est victime d’un grave accident qui la laisse immobilisée pendant des mois. C’est depuis son lit qu’elle commence à peindre. Mais Frida Kahlo ne cherche pas à plaire. Elle peint son corps blessé, ses douleurs, ses fausses couches, son identité mexicaine. Dans un monde artistique dominé par les hommes, elle s’impose comme une artiste libre et radicale. Son œuvre devient un manifeste : celui d’une femme qui refuse les normes et revendique son identité.
Enfin, impossible de parler de luttes féministes sans évoquer Angela Davis.
Dans les années 1970, la philosophe et militante américaine devient une figure mondiale. Proche des Black Panthers, elle est accusée de complicité dans une prise d’otages. Son procès devient international. Des artistes comme The Rolling Stones ou John Lennon lui apportent leur soutien. En 1972, elle est finalement acquittée. Angela Davis développe l’idée d’un féminisme intersectionnel : un féminisme qui reconnaît que les discriminations peuvent se croiser — sexisme, racisme, inégalités sociales. Une vision qui influence encore aujourd’hui de nombreux mouvements.
4 femmes, 4 combats différents. Mais un point commun : chacune a contribué à élargir le champ des possibles.
Le 8 mars est l’occasion de s’en souvenir. Et de rappeler que les droits dont nous bénéficions aujourd’hui sont souvent le résultat de luttes longues, courageuses et parfois solitaires.
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« Y’a de l’idée », c’est LA séquence des initiatives positives, des solutions et des projets porteurs de sens pour un monde harmonieux, juste et durable. On y parle d’alimentation, de justice sociale, de solidarité, de santé, d’énergie, de respect de la nature et de la planète, d’environnement.